Douceur sur le long terme malgré les giboulées ?
Douceur sur le long terme malgré les giboulées ? mercredi 13 mars 2019

Malgré des fluctuations de température en cette mi-mars, il semble que la douceur dominera...

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Un hiver 2018/2019 particulièrement doux : le bilan détaillé
vendredi 8 mars 2019

L'hiver météorologique 2018/2019 est désormais clos (décembre-janvier-février). Pluviométrie et ensoleillement se sont montrés hétérogènes, mais un fait notable s'est démarqué : la douceur. Voici le bilan détaillé :

Au cours de cet hiver, la température moyenne s'est élevée à 6.7°C : une moyenne particulièrement douce, avec une anomalie de +1.3°C par rapport à la norme 1981-2010. Ceci place cet hiver dans le top 10 des plus doux observés depuis le début du XXè siècle.

Cet hiver avait débuté par un mois de décembre 2018 lui-même très doux (+2.1°C >>). S'en est suivi un mois de janvier un peu plus hivernal (-0.3°C), et marqué par quelques offensives neigeuses jusqu'en plaine (>>,>>). Ce mois était alors le premier avec températures inférieures au normes depuis mars 2018 ! Changement radical de situation pour le mois de février, marqué par une véritable douceur printanière (+2.2°C) voire localement estivale dans le Sud-Ouest (>>). Février avait alors terminé avec une anomalie positive de température maximale +4.1°C, se plaçant au deuxième rang des après-midi les plus doux derrière février 1990 (+4.8°C).

Au niveau régional, l'anomalie douce s'est montrée moins marquée sur les régions Méditerranéennes (entre +0.5°C et +1.0°C en moyenne). C'est dans les régions du Nord où celle-ci a été la plus notable, atteignant localement +2°C en Bretagne et Normandie.

 

En terme pluviométrique, la situation s'est montrée très hétérogène en fonction des régions mais aussi des semaines, alternant périodes anticycloniques et perturbées. Le mois de décembre a été perturbé et humide au Nord mais sec au Sud, janvier peu arrosé hormis près des Pyrénées en fin de mois (>>), et surtout le mois de février s'est avéré particulièrement sec (>>).

A l'échelle nationale, l'anomalie est toutefois légèrement déficitaire, d'environ -10% par rapport à la norme. Le Nord du Massif-Central et le pourtour Méditerranéen se démarquent néanmoins avec un manque de pluie notable (déficit atteignant -70% sur l'Hérault, le Roussillon et le littoral des Bouches-du-Rhône).

 

Au niveau de l'ensoleillement, le contraste a été particulièrement saisissant. Un mois de décembre globalement peu lumineux, notamment dans les régions du Nord-Ouest. Surtout, le mois de janvier a été particulièrement gris (hormis dans le Sud-Est) à la faveur de conditions anticycloniques, favorisant la formation de nuages bas et brouillards (nombreux records de faible ensoleillement, seulement 18 heures à Rouen >> ,>>). A l'inverse, le mois de février a été l'un des plus ensoleillés depuis le début des mesures, battant de très nombreux records (>>,>>).

Février penche alors sensiblement dans la balance. Sur l'ensemble de l'hiver, la durée d'ensoleillement globale est excédentaire d'environ +20% à l'échelle nationale. Elle est moins marquée dans l'Ouest et le Sud-Ouest (0 à +10%), mais atteint localement +30 à +40% entre la vallée du Rhône, le Val de Saône, le Morvan et l'Alsace.

Cartes : Météo-France